Bolinhos de chuva : le beignet qu'on fait quand il pleut

Bolinhos de chuva dorés, roulés dans le sucre et la cannelle
Il suffit d'un ciel gris sur Bruxelles pour que la cuisine s'en mêle. Une pâte liquide, une cuillère, une huile qui crépite, et au bout des petits beignets dorés, roulés dans la cannelle. C'est le bolinho de chuva, le « gâteau de pluie ».

Il suffit d'un ciel bas et d'un après-midi qui s'éternise pour que la cuisine s'en mêle. Une pâte liquide, une cuillère, une huile qui crépite, et au bout des petits beignets dorés, roulés dans la cannelle. Au Portugal comme au Brésil, on les appelle bolinhos de chuva, littéralement « petits gâteaux de pluie ».

Une recette qui tient en peu de mots

La base est simple : de la farine, des œufs, du lait, et de la levure chimique ou du bicarbonate pour faire lever la pâte. Les proportions que décrit la version portugaise de Wikipédia sont celles d'une cuisine de tous les jours : environ trois tasses de farine pour deux tasses de lait par œuf. La levure s'ajoute en dernier, juste avant de travailler la pâte.

Ensuite, on ne moule rien. La pâte se forme à la cuillère, par petites masses, et tombe dans l'huile chaude. Elle gonfle, prend une couleur dorée, puis on la sort de la friture. Le geste est court, presque un réflexe, et c'est sans doute pour cela que la recette a traversé les générations sans prendre de rides.

La finition fait le reste. Le beignet encore tiède passe dans un mélange de sucre et de cannelle. C'est elle qui donne l'odeur qu'on reconnaît dès l'entrée d'une cuisine. Certaines familles ajoutent des fruits à la pâte, ce que les recettes mentionnent comme une variante possible, sans qu'il y ait une version « officielle ».

Le goûter des jours de pluie, au Portugal

Au Portugal, le bolinho de chuva est surtout associé à Noël, à côté des autres friandises frites de la saison. Nous en parlions il y a deux semaines avec les filhós et les sonhos, deux autres pâtes frites qui passent sur la même table. Le bolinho, lui, a une réputation plus modeste : il se mange sans fête, un jour où le temps ne laisse pas sortir les enfants.

C'est là que l'histoire devient une légende. On raconte qu'au XVIIe siècle, par un jour de pluie, une femme aurait eu l'idée de ce dessert pour occuper des enfants qu'on ne laissait pas jouer dehors. Le mélange de sucre, d'œufs, de cannelle, de lait et de beurre les aurait réjouis. Le nom de cette femme n'est pas connu, et aucun document de l'époque ne vient appuyer le récit. C'est une tradition de cuisine, transmise de bouche à oreille, qu'on ne peut pas démontrer.

Le nom, lui, est plus terre à terre. Certains y voient une allusion à la forme des gouttes que la pâte dessine en tombant dans la friture. Cette explication circule souvent, mais elle n'est appuyée par aucune source solide. On peut la garder comme une image, sans en faire un fait.

De l'autre côté de l'Atlantique

Le bolinho de chuva a traversé l'Atlantique. Au Brésil, il est devenu familier grâce à la série télévisée Sítio do Picapau Amarelo, dans sa version de 1977. La cuisinière de la série, Tia Nastácia, en préparait pour les enfants du récit. Pour beaucoup de Brésiliens, c'est donc à l'écran qu'ils ont rencontré ce beignet, plus que dans une cuisine familiale.

Les sources ne s'accordent pas toutes sur le lieu de naissance du plat. L'article portugais le situe au Portugal ; l'article anglais se contente de constater qu'il existe des deux côtés de l'océan, et que sa prononciation diffère d'un pays à l'autre. Les deux versions ont en commun la recette et la cannelle, et c'est là que la comparaison devient intéressante : une même pâte, deux accents, et un même réflexe de goûter les jours de pluie.

Et à Bruxelles, quand il pleut

À Bruxelles, la pluie peut durer une après-midi entière, et les rues de Stockel, d'Uccle, de Waterloo ou d'Etterbeek se vident un peu plus à chaque averse. C'est dans ces journées-là qu'on comprend le sens du goûter portugais : une chose chaude, sucrée et simple, qui tient compagnie sans rien demander.

Chez Wooly, nous travaillons la pâtisserie portugaise dans nos boutiques de Stockel, d'Uccle, de Waterloo et d'Etterbeek. Si le temps vous invite à rester à la maison, vous trouverez nos adresses et nos horaires ici, et nos pastéis de nata restent le point de départ le plus simple pour découvrir la pâtisserie portugaise.

Sources : Wikipédia (pt), « Bolinho de chuva » ; Wikipedia (en), « Bolinho de chuva ».

Photo : Juwan, Wikimedia Commons, CC0 (domaine public).

Retrouvez nos pâtisseries artisanales dans nos boutiques à Bruxelles ou commandez en ligne.

Commander maintenant Notre foodtruck pour vos événements Nos boutiques
Chargement…

Vos cookies, votre choix

Nous utilisons des cookies nécessaires au fonctionnement de la boutique. Avec votre accord, nous utilisons aussi des cookies de mesure d'audience (Google Analytics) et de publicité (Google Ads, Meta, LinkedIn). Vous pouvez changer d'avis à tout moment avec le lien "Gérer mes cookies" en bas de chaque page. En savoir plus

Haut de page